L’Italie et la Chine partagent une particularité unique : chacune compte plus de 50 sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Derrière elles, l’Allemagne, l’Espagne et la France rivalisent à coups de châteaux, de monuments religieux et de paysages naturels d’exception.
L’UNESCO ne se limite pas aux grandes puissances culturelles. Des pays de taille modeste, comme la Grèce ou le Pérou, figurent aussi parmi les destinations les plus distinguées, démontrant que la diversité du patrimoine mondial ne se mesure pas à la superficie d’un territoire.
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Qu’est-ce qu’un site du patrimoine mondial de l’UNESCO ?
Le concept de patrimoine mondial prend racine en 1972, année où l’UNESCO fait adopter la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Ce texte fondateur engage chaque État signataire à repérer, sauvegarder et valoriser les biens qui témoignent d’une valeur universelle exceptionnelle. Aujourd’hui, la liste du patrimoine mondial réunit 1 223 sites répartis dans 167 pays. Difficile de trouver plus grand panorama des civilisations humaines et des merveilles naturelles réunies sous une même bannière.
Le comité du patrimoine mondial distingue trois grands types de biens : patrimoine culturel, patrimoine naturel et patrimoine mixte. Le premier rassemble monuments et ensembles architecturaux, sites archéologiques et traces du passé. Le deuxième concerne les paysages, formations géologiques, habitats naturels et refuges d’espèces menacées. Le troisième, plus rare, combine toutes ces qualités dans un même lieu.
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Pour mieux saisir la diversité des sites inscrits, quelques exemples marquants s’imposent :
- L’archipel des Galápagos, premier classé en 1978, illustre la richesse naturelle que la Convention vise à protéger, aux côtés des grandes cathédrales européennes qui incarnent la dimension culturelle.
- Certains sites traversent les frontières, comme les forêts primaires des Carpates, partagées par plusieurs pays et témoignant d’une coopération internationale.
- À ce jour, 51 sites figurent sur la liste des biens en péril, conséquence directe de conflits, de catastrophes naturelles ou d’une pression humaine qui menace leur survie.
Être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO ne se limite pas à recevoir une distinction honorifique : c’est accepter la responsabilité de préserver ce patrimoine de l’humanité pour ceux qui viendront après nous.
Les pays qui comptent le plus de sites classés : qui domine le classement et pourquoi ?
Regarder la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est constater la suprématie italienne. Rome, Florence, Venise, mais aussi les Dolomites ou les côtes de la Campanie : l’Italie affiche 58 sites classés. Ce score exceptionnel s’explique par la richesse de son histoire, l’entrelacement de cultures et la fidélité à la préservation des monuments au fil des siècles.
La Chine arrive tout près, avec 56 sites inscrits. Sur son territoire, alternent grands ensembles naturels, montagnes sacrées, sanctuaires du panda géant et joyaux historiques comme la Grande Muraille ou la Cité interdite. Le pays a su déployer des moyens considérables pour recenser, protéger et mettre en valeur ses trésors, s’appuyant sur des équipes de chercheurs et de conservateurs.
L’Europe, elle, truste les places suivantes. Allemagne (51 sites), Espagne (49), France (49) : ces pays s’appuient sur un héritage médiéval dense, des châteaux, cathédrales, centres anciens et une politique volontariste de mise en valeur du patrimoine portée par l’État et les collectivités. L’Afrique, pourtant d’une richesse culturelle et naturelle remarquable, n’apparaît pas dans ce peloton de tête. L’UNESCO s’en est saisie, multipliant les initiatives de repérage et de soutien pour rééquilibrer la représentation du continent.
Voyager autrement : s’inspirer de ces destinations pour découvrir et préserver le patrimoine mondial
Parcourir les sites du patrimoine mondial ne se réduit pas à collectionner les photos devant temples ou panoramas. C’est aussi choisir de comprendre ce qui rend ces lieux uniques, et d’adopter une démarche respectueuse de leur préservation. Quand l’UNESCO met à l’honneur le Mont-Saint-Michel, les rives de la Seine à Paris ou la chaîne des Puys, elle rappelle que la découverte va de pair avec vigilance et engagement pour la sauvegarde.
Pour donner du sens à vos itinéraires, privilégiez des circuits qui célèbrent la variété : explorer le Val de Loire et ses châteaux, longer le Canal du Midi, admirer le phare de Cordouan ou parcourir la vallée de Jiuzhaigu en Chine. Chaque site appelle à un tourisme responsable. Cela passe par des groupes restreints, l’écoute des recommandations du comité du patrimoine mondial et le respect strict des zones protégées.
Voici quelques pratiques à adopter pour voyager avec discernement :
- Faire appel à des guides locaux connaissant en profondeur les spécificités du patrimoine mondial.
- S’engager auprès des initiatives de sauvegarde, qu’elles portent sur la restauration des sites ou la sensibilisation des jeunes aux enjeux patrimoniaux.
- Prendre part à des actions de découverte dans les parcs nationaux ou réserves naturelles labellisées par l’UNESCO.
En France, en Italie ou en Chine, la densité de sites classés illustre ce modèle où la curiosité s’allie à la responsabilité. S’aventurer sur ces terres, c’est aussi prendre conscience de la vulnérabilité de tant de trésors, parfois menacés comme à Tombouctou ou dans les forêts tropicales de Sumatra. Cette fragilité donne tout son prix à la transmission du patrimoine mondial.